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Où placer un défibrillateur dans une entreprise ?
30/07/2026En Suisse, un défibrillateur n’est pas obligatoire dans toutes les entreprises. Il n’existe pas d’obligation générale uniforme imposant à chaque employeur d’installer un DAE, aussi appelé AED ou défibrillateur automatisé externe.
En revanche, l’employeur doit organiser les premiers secours de manière adaptée à son activité, à ses risques, à son effectif et à l’emplacement de ses locaux. Dans certains contextes, installer un défibrillateur devient donc une mesure de prévention fortement recommandée, même si elle n’est pas imposée de manière automatique.
Vous envisagez d’équiper votre établissement ? SafetyFirst accompagne les entreprises en Suisse romande pour la vente, l’installation et la maintenance de défibrillateurs AED/DAE, avec conseil sur l’emplacement, les accessoires, le suivi du matériel et la formation des collaborateurs.
Un défibrillateur est-il obligatoire en entreprise en Suisse ?
La réponse courte : non, pas dans tous les cas
La loi suisse ne prévoit pas une obligation générale d’installer un défibrillateur dans chaque entreprise. Une petite structure administrative, un atelier, un hôtel, une école ou un site industriel ne sont pas soumis à une règle unique qui dirait simplement : “un DAE est obligatoire dès le premier collaborateur”.
La bonne question n’est donc pas seulement : “Le défibrillateur est-il obligatoire en entreprise en Suisse ?”
La vraie question est plutôt : l’organisation actuelle des premiers secours permet-elle d’intervenir rapidement en cas d’arrêt cardiaque ou d’urgence vitale ?
C’est cette analyse qui doit guider la décision.
Ce que la loi impose réellement à l’employeur
Le texte de référence est l’article 36 de l’OLT 3 sur les premiers secours. Il prévoit que les moyens nécessaires aux premiers secours doivent être disponibles en permanence, en tenant compte :
- des dangers liés à l’exploitation ;
- de l’importance de l’entreprise ;
- de son emplacement ;
- des endroits où les conditions de travail exigent du matériel accessible.
Autrement dit, l’employeur doit mettre en place une organisation de premiers secours cohérente avec la réalité de son entreprise. Le défibrillateur peut faire partie de cette organisation lorsque le risque, la fréquentation ou le délai d’arrivée des secours le justifie.
Défibrillateur, AED, DAE : de quoi parle-t-on ?
Un appareil conçu pour intervenir lors d’un arrêt cardiaque
Un DAE est un défibrillateur automatisé externe. L’abréviation AED vient de l’anglais “Automated External Defibrillator”. En pratique, les deux termes désignent le même type d’appareil.
Son rôle est d’analyser le rythme cardiaque d’une personne en arrêt cardiaque et d’indiquer si un choc électrique doit être délivré. Les modèles modernes guident l’utilisateur avec des instructions vocales et visuelles. Ils sont conçus pour éviter qu’un choc soit délivré si la situation ne le nécessite pas.
Un défibrillateur ne remplace pas les secours professionnels. Il sert à agir pendant les premières minutes, avant l’arrivée de l’ambulance, en complément de l’appel au 144 et de la réanimation cardio-pulmonaire.
Pourquoi l’intervention rapide est décisive
Lors d’un arrêt cardiaque, le temps de réaction est critique. La Suva rappelle que même en zone urbaine, une ambulance peut mettre 10 à 15 minutes pour arriver sur place. Pendant ce délai, les témoins présents dans l’entreprise sont les premiers maillons de la chaîne de survie.
C’est pourquoi un DAE accessible, connu du personnel et intégré au plan d’urgence peut faire une réelle différence. L’appareil seul ne suffit pas : il doit être visible, entretenu, signalé et associé à des consignes claires.
Que recommande la Suva pour les défibrillateurs en entreprise ?
Pas d’obligation générale, mais de bonnes raisons de s’équiper
La Suva consacre une recommandation spécifique à l’achat et à l’utilisation de défibrillateurs DAE. Elle y indique que les entreprises n’ont pas l’obligation générale de s’équiper, mais qu’elles peuvent avoir de bonnes raisons de le faire.
La recommandation est claire : un défibrillateur est particulièrement utile dans les lieux où beaucoup de personnes sont rassemblées, dans les entreprises recevant du public ou dans les secteurs où une intervention rapide peut être difficile à garantir autrement.
Un DAE doit être intégré au concept d’urgence
Acheter un défibrillateur ne suffit pas. La Suva recommande de l’intégrer au concept d’urgence de l’entreprise. Cela implique notamment de définir :
- où l’appareil est installé ;
- qui sait où le trouver ;
- qui contrôle son état ;
- comment les collaborateurs sont informés ;
- comment l’appel au 144 est organisé ;
- comment l’utilisation du DAE s’articule avec la réanimation cardio-pulmonaire ;
- comment la maintenance est assurée.
Cette logique rejoint l’approche de SafetyFirst : un projet AED/DAE ne se limite pas à la vente d’un appareil. Il doit inclure l’installation, la signalisation, le suivi des batteries et électrodes, ainsi que la préparation des équipes.
Dans quels cas installer un défibrillateur devient-il fortement recommandé ?
Les entreprises avec beaucoup de personnes sur site
Plus le nombre de personnes présentes est élevé, plus la probabilité qu’une urgence cardiaque survienne augmente. Un défibrillateur est donc particulièrement pertinent dans les entreprises et établissements qui accueillent régulièrement :
- de nombreux collaborateurs ;
- des visiteurs ;
- des clients ;
- des élèves ou étudiants ;
- des participants à des événements ;
- du public de passage.
Cela concerne par exemple les sièges administratifs, écoles, centres de formation, centres commerciaux, hôtels, restaurants, infrastructures sportives, lieux culturels et administrations.
Les secteurs explicitement cités dans les recommandations
La Suva relaie les recommandations de la Fondation Suisse de Cardiologie pour plusieurs secteurs où l’installation de défibrillateurs est particulièrement indiquée :
- services du feu et police ;
- entreprises de transport ;
- chemins de fer, compagnies aériennes, entreprises de navigation et sociétés d’autocars ;
- administrations publiques ;
- écoles et universités ;
- centres commerciaux et grands magasins ;
- hôtels et restaurants ;
- grands événements sportifs ou culturels ;
- lieux de loisirs, comme piscines, casinos, cinémas ou discothèques.
Ces exemples ne signifient pas que les autres entreprises sont exclues. Ils montrent surtout les situations où la présence d’un DAE répond à une logique de prévention évidente.
Les sites éloignés ou difficiles d’accès
Un défibrillateur peut aussi être pertinent lorsque les secours risquent de mettre du temps à arriver ou à accéder à la victime. C’est le cas pour :
- les sites isolés ;
- les zones industrielles étendues ;
- les entrepôts ;
- les chantiers ;
- les bâtiments à plusieurs étages ;
- les sites en montagne ;
- les lieux avec accès sécurisé ou contrôlé ;
- les entreprises avec travail de nuit ou horaires étendus ;
- les postes de travail isolés.
Dans ces situations, l’entreprise doit se demander si son organisation permet réellement une intervention rapide. Si le DAE le plus proche est trop loin, mal signalé ou inaccessible hors horaires d’ouverture, il ne répond pas au besoin opérationnel.
Comment décider si votre entreprise doit s’équiper d’un DAE ?
Évaluer les risques propres à l’activité
La décision doit commencer par une analyse simple des risques. Une entreprise n’a pas besoin du même niveau d’équipement selon qu’elle exploite des bureaux, un atelier, une cuisine professionnelle, une infrastructure sportive ou un site industriel.
Les critères à examiner sont notamment :
- l’effectif présent sur site ;
- la présence de public ;
- l’âge moyen ou la vulnérabilité des personnes accueillies ;
- les efforts physiques demandés ;
- les risques électriques ;
- le travail en hauteur ;
- le travail isolé ;
- les horaires de nuit ;
- les contraintes d’accès au bâtiment ;
- la distance avec les secours ;
- l’existence d’autres DAE à proximité immédiate.
Cette évaluation peut s’intégrer à une démarche plus large de santé et sécurité au travail, par exemple dans le cadre d’un audit initial santé et sécurité au travail ou d’un concept MSST.
Vérifier le délai réel d’accès au défibrillateur
Un DAE n’est utile que s’il peut être atteint rapidement. Il ne doit pas être enfermé dans un bureau fermé, caché dans une armoire non signalée ou placé dans une zone connue uniquement de quelques personnes.
Pour évaluer le bon emplacement de votre défribilateur, posez-vous des questions très concrètes :
- Depuis les zones les plus fréquentées, combien de temps faut-il pour atteindre l’appareil ?
- Le chemin est-il simple, même sous stress ?
- Le défibrillateur est-il visible depuis un lieu de passage ?
- Les collaborateurs savent-ils où il se trouve ?
- L’appareil est-il accessible pendant tous les horaires d’activité ?
- Une personne extérieure peut-elle le localiser si l’entreprise reçoit du public ?
Dans un bâtiment étendu, plusieurs appareils peuvent être plus pertinents qu’un seul défibrillateur placé à l’accueil.
Documenter la décision dans le plan de premiers secours
Même lorsqu’un défibrillateur n’est pas légalement obligatoire, il est utile de documenter la décision. Cela permet à l’employeur de montrer que le sujet a été évalué sérieusement.
Le plan de premiers secours peut préciser :
- les risques identifiés ;
- le nombre de secouristes ou personnes formées ;
- les moyens de premiers secours disponibles ;
- l’emplacement du ou des défibrillateurs ;
- les consignes d’alerte ;
- les responsabilités de contrôle ;
- les modalités de formation ;
- les délais de maintenance des batteries et électrodes.
Cette documentation évite une approche improvisée. Elle transforme l’achat d’un DAE en mesure organisée, traçable et adaptée au terrain.
Installer un défibrillateur en entreprise : les points à ne pas négliger
Choisir un emplacement accessible et visible
Le bon emplacement est central, visible et simple à atteindre. Dans une entreprise, un défibrillateur peut être installé près de l’accueil, d’une zone de passage, d’un vestiaire, d’un restaurant du personnel, d’une salle de sport interne ou d’un point de rassemblement.
L’emplacement doit tenir compte des zones à risque et des flux réels de personnes. Un appareil placé dans un local technique fermé ou dans un étage peu fréquenté risque d’être inutile au moment critique.
La signalétique est également essentielle. Un collaborateur stressé ne doit pas avoir à chercher l’appareil. Il doit pouvoir l’identifier immédiatement.
Prévoir la maintenance du défibrillateur
Un défibrillateur professionnel effectue généralement des autotests, mais cela ne remplace pas un suivi organisé. Les électrodes et batteries ont une durée de vie limitée. Après une utilisation, certains consommables doivent être remplacés.
La maintenance doit inclure :
- le contrôle visuel de l’appareil ;
- la vérification de l’indicateur d’état ;
- le suivi des dates de péremption ;
- le remplacement des électrodes ;
- le remplacement des batteries ;
- la vérification de l’armoire ;
- la traçabilité des contrôles ;
- une intervention après utilisation.
C’est un point souvent sous-estimé. Un DAE acheté puis oublié perd une partie de son intérêt. L’entreprise doit pouvoir garantir que l’appareil est opérationnel le jour où il doit servir.
Former les collaborateurs à intervenir sans hésiter
Un DAE moderne peut être utilisé par une personne sans formation médicale. L’appareil guide l’utilisateur et n’autorise pas un choc si les conditions ne sont pas réunies.
Mais en situation réelle, l’hésitation fait perdre du temps. Une formation permet de reconnaître plus vite un arrêt cardiaque, d’appeler le 144, de commencer la réanimation cardio-pulmonaire et d’utiliser le défibrillateur avec davantage de confiance.
Pour les entreprises, une formation BLS-AED-SRC certifiée est particulièrement pertinente. Elle prépare les collaborateurs à intervenir selon les standards suisses et à coordonner les gestes essentiels jusqu’à l’arrivée des secours.
Le Swiss Resuscitation Council a d’ailleurs publié ses directives de cours SRC 2025, avec des principes uniformes pour les cours BLS-AED en Suisse. Cela confirme l’importance d’associer l’équipement à une formation actualisée.
Méthode simple pour savoir si votre entreprise devrait installer un défibrillateur
1. Identifier les personnes présentes
Commencez par estimer le nombre de personnes présentes chaque jour : collaborateurs, visiteurs, clients, fournisseurs, élèves, patients ou participants. Une entreprise qui accueille du public n’a pas la même exposition qu’un bureau fermé avec quelques employés.
2. Repérer les zones à risque
Listez les lieux où un incident pourrait survenir : atelier, production, cuisine, salle de sport, parking, réception, espace événementiel, zone de chargement, étage isolé. L’objectif est de vérifier si un DAE serait accessible rapidement depuis ces endroits.
3. Estimer le délai d’arrivée des secours
Même avec une bonne couverture sanitaire, les premières minutes reposent souvent sur les personnes présentes. Si votre site est éloigné, difficile à localiser ou complexe à traverser, l’intérêt d’un défibrillateur augmente.
4. Vérifier les compétences internes
Combien de personnes savent pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire ? Qui connaît le numéro d’urgence suisse 144 ? Qui sait utiliser un DAE ? Une entreprise équipée mais non préparée reste vulnérable.
Vous pouvez compléter l’équipement par des formations de premiers secours certifiées afin de renforcer la capacité d’intervention interne.
5. Organiser le suivi dans le temps
La décision ne s’arrête pas à l’achat. Il faut prévoir l’installation, l’information du personnel, les contrôles, la maintenance et les mises à jour de formation. C’est ce qui rend le dispositif fiable dans la durée.
Défibrillateur en entreprise : obligation légale ou bon réflexe de prévention ?
La conformité ne suffit pas toujours
Se demander uniquement si un défibrillateur est obligatoire peut conduire à une réponse trop courte. Juridiquement, l’absence d’obligation générale est importante. Mais en matière de premiers secours, la conformité minimale ne répond pas toujours au besoin réel.
Une entreprise responsable doit pouvoir démontrer que son organisation des secours est adaptée. Pour certains sites, une pharmacie de premiers secours et des personnes formées peuvent être suffisantes. Pour d’autres, un DAE accessible devient une mesure logique.
Le bon choix dépend du terrain
Un défibrillateur est particulièrement pertinent si votre entreprise cumule plusieurs facteurs :
- effectif important ;
- public nombreux ;
- locaux étendus ;
- activités physiques ;
- risques professionnels spécifiques ;
- éloignement des secours ;
- horaires étendus ;
- travail isolé ;
- forte fréquentation ponctuelle.
Dans ces cas, le DAE ne doit pas être vu comme un achat isolé, mais comme une brique du concept d’urgence.
Passer de l’analyse à l’équipement
Si l’analyse montre qu’un défibrillateur est pertinent pour votre entreprise, la prochaine étape consiste à choisir un appareil adapté, définir son emplacement, prévoir la signalisation, organiser la maintenance et former les collaborateurs.
SafetyFirst propose une solution complète de vente, installation et maintenance de défibrillateurs AED/DAE pour les entreprises, écoles, commerces, administrations, infrastructures sportives et établissements recevant du public en Suisse romande.
Questions fréquentes sur le défibrillateur en entreprise en Suisse
Un défibrillateur est-il obligatoire dans une PME suisse ?
Non, pas de manière générale. Une PME suisse n’a pas automatiquement l’obligation d’installer un défibrillateur. En revanche, elle doit organiser les premiers secours de manière adaptée à ses risques, à son effectif et à son emplacement. Si les secours peuvent mettre du temps à arriver ou si le site accueille beaucoup de personnes, un DAE peut être fortement recommandé.
L’employeur suisse doit-il installer un DAE ?
L’employeur doit garantir des moyens de premiers secours disponibles en permanence. La loi ne dit pas que ces moyens doivent toujours inclure un défibrillateur. Le DAE devient pertinent lorsque l’analyse des risques montre qu’une intervention rapide en cas d’arrêt cardiaque doit être renforcée.
Qui peut utiliser un défibrillateur en entreprise ?
Un défibrillateur automatisé externe moderne peut être utilisé par une personne sans formation médicale. L’appareil donne des instructions vocales et visuelles. Une formation reste toutefois recommandée pour reconnaître l’urgence, appeler les secours, pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire et utiliser le DAE sans hésitation.
Où faut-il placer un défibrillateur dans une entreprise ?
Le défibrillateur doit être placé dans un endroit visible, signalé, central et accessible rapidement. Il doit être connu du personnel et atteignable pendant les horaires d’activité. Dans les grands bâtiments ou les sites étendus, plusieurs emplacements peuvent être nécessaires.
Faut-il former les collaborateurs si l’entreprise installe un DAE ?
Oui, c’est fortement recommandé. Même si l’appareil est conçu pour guider l’utilisateur, la formation améliore la rapidité d’intervention et la coordination. Les collaborateurs formés savent alerter les secours, commencer le massage cardiaque et utiliser le défibrillateur dans le bon ordre.
Quelle est la différence entre DAE, AED et DEA ?
DAE signifie défibrillateur automatisé externe. AED est l’abréviation anglaise d’Automated External Defibrillator. DEA est aussi utilisé en français pour désigner un défibrillateur externe automatisé. Dans un contexte d’entreprise en Suisse, ces termes renvoient au même type d’appareil.
Un défibrillateur suffit-il pour être conforme aux premiers secours ?
Non. Un défibrillateur seul ne garantit pas une organisation correcte des premiers secours. Il doit s’intégrer dans un dispositif plus large : plan d’urgence, matériel de premiers secours, personnes formées, consignes claires, signalisation, maintenance et accès rapide aux secours professionnels.
Comment apprendre à utiliser un défibrillateur ?
Vous pouvez commencer par consulter un guide pratique sur l’utilisation d’un AED en situation d’urgence et compléter par une formation pratique. Les gestes clés sont l’alerte au 144, la réanimation cardio-pulmonaire et l’utilisation rapide du défibrillateur. Pour renforcer les bases, vous pouvez aussi lire les conseils SafetyFirst sur les techniques de réanimation cardio-respiratoire.




