
Défibrillateur obligatoire en entreprise en Suisse : que dit la loi ?
29/07/2026Où placer un défibrillateur dans une entreprise ?
Un défibrillateur doit être installé dans un endroit visible, connu des collaborateurs et accessible sans délai. Le meilleur emplacement n’est pas nécessairement le point le plus central sur le plan du bâtiment. C’est celui qui permet de récupérer rapidement l’appareil, puis de revenir auprès de la victime sans rencontrer de porte verrouillée, de sas sécurisé ou d’autre obstacle.
Le choix dépend de la configuration des locaux, des horaires d’activité, des flux de personnes et des risques propres au site. SafetyFirst accompagne les entreprises dans la vente et l’installation de défibrillateurs AED/DAE afin d’adapter l’équipement, son emplacement et sa signalétique aux contraintes réelles du bâtiment.
Réduire le temps nécessaire pour récupérer l’appareil
Lors d’un arrêt cardiaque, la présence d’un défibrillateur dans le bâtiment ne suffit pas. L’appareil doit pouvoir être trouvé, décroché et apporté rapidement auprès de la victime.
Le temps à évaluer correspond à un trajet aller-retour :
- une personne quitte la victime pour chercher le DAE ;
- elle rejoint l’emplacement de l’appareil ;
- elle le récupère sans code, clé ni autorisation ;
- elle revient sur le lieu de l’urgence.
Ce trajet doit être testé dans les conditions normales d’utilisation du site. Il faut tenir compte des escaliers, des ascenseurs, des portes coupe-feu, des badgeuses, des couloirs encombrés et des distances entre les bâtiments.
La Suva recommande de placer le défibrillateur dans un endroit central et facilement accessible, tout en l’intégrant au concept d’urgence de l’entreprise. L’objectif n’est donc pas de trouver un mur disponible, mais de réduire le délai entre l’arrêt cardiaque et l’arrivée de l’appareil.
Un DAE analyse le rythme cardiaque et guide l’utilisateur pendant l’intervention. Les collaborateurs peuvent également se familiariser avec les principales étapes pour utiliser un défibrillateur en situation d’urgence.
Adapter l’emplacement à la configuration du site
Une entreprise installée sur un seul plateau de bureaux n’a pas les mêmes besoins qu’un centre logistique, une usine ou un campus composé de plusieurs bâtiments.
Le nombre de collaborateurs ne permet donc pas, à lui seul, de déterminer le bon emplacement. Il faut également examiner :
- la surface totale des locaux ;
- le nombre d’étages ;
- la répartition des postes de travail ;
- les zones ouvertes au public ;
- les ateliers et espaces à accès contrôlé ;
- les horaires des différentes équipes ;
- les bâtiments annexes ;
- les parkings et espaces extérieurs ;
- les lieux d’effort physique ou de forte fréquentation.
Deux entreprises de taille comparable peuvent ainsi avoir besoin d’un nombre différent de défibrillateurs selon la disposition de leurs locaux.
Les critères essentiels pour choisir l’emplacement d’un DAE
Un appareil immédiatement visible
Le défibrillateur doit être repérable sans avoir à ouvrir plusieurs portes ou à demander où il se trouve. Un mur dégagé situé dans une zone de passage est généralement préférable à un local discret, même si ce dernier semble mieux protégé.
Les emplacements souvent pertinents comprennent :
- le hall d’entrée ;
- la réception ;
- un couloir principal ;
- une cafétéria ;
- un poste de sécurité ;
- une zone commune reliant plusieurs secteurs.
La visibilité doit être vérifiée depuis le cheminement naturel des collaborateurs et des visiteurs. Une armoire placée derrière une porte, un meuble, une plante ou un panneau d’affichage devient plus difficile à identifier en situation de stress.
Le pictogramme doit également rester visible lorsque le hall ou le couloir est fréquenté.
Un accès simple pour toutes les personnes présentes
Le défibrillateur ne doit pas être réservé à quelques responsables ou secouristes. Lors d’une urgence, la personne la plus proche peut être un collaborateur, un visiteur, un prestataire ou un intérimaire.
Il est préférable d’éviter :
- un bureau individuel fermé ;
- une infirmerie accessible uniquement à certaines personnes ;
- un local technique sous clé ;
- une armoire verrouillée ;
- une zone nécessitant une autorisation particulière ;
- un emplacement connu uniquement des secouristes internes.
La protection contre le vol ou les dégradations doit rester compatible avec un accès immédiat. Une armoire équipée d’une alarme d’ouverture peut, par exemple, signaler le retrait de l’appareil sans empêcher son utilisation.
Une accessibilité adaptée aux horaires réels
Un défibrillateur placé à la réception peut être parfaitement accessible en journée, mais inutilisable lorsque l’accueil ferme.
Cette difficulté concerne particulièrement :
- les entreprises fonctionnant en équipes ;
- les sites industriels actifs la nuit ;
- les entrepôts ouverts tôt le matin ;
- les salles de sport utilisées après les heures de bureau ;
- les établissements accueillant des événements le soir ;
- les sites occupés le week-end.
L’emplacement doit rester accessible pendant toutes les périodes où des collaborateurs, visiteurs ou prestataires sont présents.
Les portes automatiques, grilles, ascenseurs et accès par badge doivent donc être testés en dehors des horaires administratifs. Il faut aussi vérifier qu’une coupure électrique ou une fermeture partielle du bâtiment ne bloque pas l’accès au DAE.
Une distance évaluée dans les conditions réelles
La distance indiquée sur un plan peut être trompeuse. Deux zones séparées de quelques dizaines de mètres peuvent nécessiter un long détour en raison d’une porte sécurisée, d’un escalier ou d’un changement de niveau.
Pour évaluer un emplacement, il faut partir des secteurs les plus éloignés ou les plus difficiles d’accès :
- un bureau situé à l’extrémité d’un étage ;
- une grande salle de réunion ;
- un quai de chargement ;
- un atelier isolé ;
- un vestiaire ;
- un parking ;
- un local en sous-sol ;
- un bâtiment annexe.
Le test gagne à être réalisé pendant une période d’activité. Un couloir dégagé le matin peut devenir difficile à traverser lors d’une livraison, d’un changement d’équipe ou d’une forte affluence.
Un environnement compatible avec l’appareil
Le défibrillateur doit être protégé contre les conditions susceptibles d’altérer son fonctionnement ou de compliquer son utilisation.
Dans une zone extérieure, un entrepôt ou un atelier, il faut notamment considérer :
- les variations de température ;
- l’humidité ;
- la poussière ;
- les projections ;
- les chocs ;
- l’exposition directe au soleil ;
- le risque de détérioration de l’armoire.
Ces contraintes influencent le choix de la protection et de l’emplacement précis. Elles doivent être examinées lors de l’étude du site et de la pose.
Les meilleurs emplacements selon le type d’espace
Hall d’entrée et réception
Le hall ou la réception constitue souvent un emplacement pertinent. Cette zone est généralement visible, connue des collaborateurs et facile à indiquer aux visiteurs comme aux services de secours.
Cette solution reste adaptée uniquement si l’accueil est :
- ouvert pendant les horaires d’activité ;
- rapidement accessible depuis les différentes zones ;
- suffisamment proche des étages ou bâtiments occupés ;
- clairement signalé ;
- accessible sans badge ni porte verrouillée.
Dans un grand bâtiment, un appareil placé à l’entrée peut être trop éloigné d’un atelier, d’un étage supérieur ou d’un entrepôt situé à l’arrière du site.
L’accueil doit donc être considéré comme un emplacement possible, et non comme une réponse automatique.
Bureaux, open spaces et salles de réunion
Dans des locaux administratifs, le défibrillateur peut être placé dans un couloir central, près d’un espace commun ou à proximité du noyau de circulation principal.
Il vaut mieux éviter de l’installer à l’intérieur d’un bureau, même s’il s’agit de celui d’un responsable sécurité ou d’un secouriste. Le bureau pourrait être fermé ou inoccupé au moment de l’urgence.
Les grandes salles de réunion, auditoriums, cafétérias et espaces de réception méritent une attention particulière. Ils peuvent rassembler ponctuellement un nombre important de personnes, dont des visiteurs qui connaissent peu les locaux.
Dans un bâtiment à plusieurs étages, la proximité des escaliers et des ascenseurs peut sembler pratique. Il faut toutefois vérifier que cet emplacement reste visible et qu’il ne crée pas un trajet trop long depuis les extrémités de chaque niveau.
Zones de production, ateliers et entrepôts
Dans une zone industrielle, l’emplacement doit tenir compte des distances, du bruit, des accès sécurisés et de la circulation des personnes ou des engins.
Un défibrillateur installé dans les bureaux administratifs ne couvre pas nécessairement :
- une halle de production ;
- un atelier éloigné ;
- un quai de chargement ;
- une zone de stockage ;
- un local technique ;
- un poste de travail isolé ;
- des vestiaires situés dans un autre bâtiment.
L’appareil doit être accessible sans obliger le sauveteur à traverser une zone présentant un danger supplémentaire. La personne qui va le chercher ne devrait pas devoir circuler près d’une machine en fonctionnement, franchir une voie réservée aux chariots ou entrer dans un secteur nécessitant un équipement particulier.
Dans un environnement bruyant, la signalétique visuelle et la répartition des rôles prennent encore plus d’importance. Une alerte uniquement sonore peut ne pas être entendue dans tous les secteurs.
Les entreprises exposées à des risques mécaniques, thermiques ou logistiques peuvent également compléter leur préparation par une formation aux urgences vitales et aux traumatismes en entreprise.
Espaces sportifs et zones d’effort
Une salle de sport d’entreprise, un terrain extérieur, un espace de fitness ou des vestiaires peuvent justifier un emplacement à proximité.
Le DAE doit être situé sur le chemin naturel permettant d’accéder à l’espace sportif, plutôt que dans un bureau administratif éloigné. Il faut également vérifier son accessibilité le soir et le week-end lorsque ces installations restent ouvertes en dehors des horaires habituels.
Lorsque l’espace sportif est séparé du bâtiment principal, un appareil dédié peut être nécessaire. La décision dépend du temps de récupération, des accès et de la fréquentation réelle.
Parkings, garages et bâtiments annexes
Les parkings, garages, postes de garde et bâtiments secondaires sont parfois oubliés lors du choix de l’emplacement.
Pourtant, ces espaces peuvent être fréquentés tôt le matin, tard le soir ou en dehors des heures d’ouverture de l’accueil. Ils peuvent également être éloignés du défibrillateur principal ou séparés par des portes sécurisées.
Il faut donc vérifier :
- la distance depuis les zones de stationnement ;
- l’accès au bâtiment principal ;
- les horaires de verrouillage ;
- la couverture des équipes travaillant dans les annexes ;
- la visibilité de la signalétique depuis l’extérieur.
Pour un appareil placé à l’extérieur, la protection contre les températures extrêmes, l’humidité et l’exposition directe au soleil doit être adaptée.
Les obstacles qui peuvent rendre un défibrillateur inaccessible
Portes, badges et clés
Une porte à badge peut sembler facile à franchir pour un collaborateur habituel. En situation de stress, elle peut toutefois devenir un obstacle si la personne n’a pas son badge sur elle ou si elle appartient à une autre équipe.
Le même problème se pose avec une clé conservée à l’accueil, un code connu de quelques responsables ou une armoire verrouillée.
L’accès au DAE doit rester aussi direct que possible. Chaque étape supplémentaire augmente le risque d’hésitation et de perte de temps.
Escaliers et ascenseurs
Dans un bâtiment à plusieurs étages, un appareil unique placé au rez-de-chaussée n’est pas toujours suffisant.
L’ascenseur peut être éloigné, occupé ou inutilisable dans certaines circonstances. Les escaliers ralentissent le trajet, surtout lorsqu’il faut descendre puis remonter avec l’appareil.
Le temps de récupération doit être mesuré depuis chaque étage occupé. Cette vérification permet de déterminer si un second défibrillateur est nécessaire.
Un emplacement connu uniquement des secouristes
Les secouristes internes doivent savoir où se trouve l’appareil, mais ils ne seront pas forcément présents au moment de l’arrêt cardiaque.
L’information doit donc être partagée avec l’ensemble des équipes. L’emplacement peut être indiqué :
- lors de l’accueil des nouveaux collaborateurs ;
- dans les consignes de premiers secours ;
- sur les plans internes ;
- pendant les exercices d’urgence ;
- dans les espaces communs ;
- sur l’intranet de l’entreprise.
Un accès compliqué, une mauvaise répartition des rôles ou des consignes insuffisamment connues font partie des erreurs fréquentes en secourisme au travail qu’une préparation régulière permet de corriger.
Les changements dans l’aménagement des locaux
Un emplacement pertinent peut cesser de l’être après un réaménagement.
Une nouvelle cloison, une porte sécurisée, un déplacement de l’accueil ou la fermeture d’un couloir peuvent modifier le temps d’accès. Le choix doit donc être réévalué après :
- un déménagement interne ;
- une extension du bâtiment ;
- une modification des horaires ;
- l’ouverture d’un nouvel atelier ;
- un changement de contrôle d’accès ;
- une augmentation importante des effectifs.
Comment signaler un défibrillateur dans une entreprise ?
Rendre l’appareil identifiable à distance
La signalétique doit permettre de reconnaître immédiatement l’emplacement du DAE. Le pictogramme doit être visible au-dessus ou à proximité de l’armoire, sans être masqué par du mobilier ou une porte ouverte.
La hauteur de pose doit permettre de repérer le panneau dans une zone fréquentée, même lorsque plusieurs personnes circulent dans le couloir ou le hall.
L’armoire elle-même doit se distinguer de son environnement. Une installation discrète ou assortie au mobilier peut sembler esthétique, mais elle ralentit l’identification de l’appareil.
Guider depuis les principaux axes de circulation
Lorsque le défibrillateur n’est pas directement visible, des indications directionnelles doivent guider les utilisateurs.
Des panneaux avec des flèches peuvent être nécessaires :
- à une intersection de couloirs ;
- près d’un escalier ou d’un ascenseur ;
- à l’entrée d’un atelier ;
- dans un hall comprenant plusieurs accès ;
- entre deux bâtiments ;
- depuis une salle de sport ou un parking.
La signalétique doit conduire jusqu’à l’appareil sans créer d’ambiguïté. Un pictogramme isolé, sans indication de direction, peut faire perdre du temps.
Associer la signalétique aux consignes d’urgence
L’emplacement du DAE doit apparaître dans le plan d’urgence de l’entreprise. La signalétique physique doit être complétée par des consignes simples indiquant les actions essentielles :
- vérifier l’état de la victime ;
- appeler le 144 ;
- commencer les compressions thoraciques ;
- faire chercher le défibrillateur ;
- suivre les instructions de l’appareil ;
- poursuivre l’intervention jusqu’à l’arrivée des secours.
Cette préparation fait partie d’une organisation de la sécurité et des secours en entreprise cohérente avec les risques, les effectifs et la configuration du site.
Où placer les DAE dans un grand bâtiment ?
Raisonner par zones de couverture
Dans un grand bâtiment, la question n’est pas seulement de savoir où installer un appareil. Il faut déterminer quelles zones peuvent être couvertes rapidement depuis chaque emplacement.
Une zone de couverture peut correspondre à :
- un étage ;
- une aile du bâtiment ;
- une halle de production ;
- un groupe de bureaux ;
- une zone sportive ;
- un entrepôt ;
- un bâtiment annexe.
Cette approche évite qu’un défibrillateur soit théoriquement disponible sur le site, mais trop éloigné de certaines équipes.
Tester les trajets depuis les points les plus défavorables
Les tests doivent commencer depuis les zones les plus éloignées, et non depuis les espaces situés près de l’accueil.
Pour chaque secteur, il faut vérifier :
- le trajet le plus rapide ;
- le nombre de portes à franchir ;
- les changements d’étage ;
- les accès à badge ;
- les périodes de fermeture ;
- la présence d’obstacles temporaires ;
- la facilité avec laquelle une personne extérieure pourrait trouver l’appareil.
Une simulation simple révèle souvent des difficultés invisibles sur un plan.
Il est utile de faire réaliser le test par une personne qui connaît peu le bâtiment. Cela permet de vérifier si la signalétique est suffisamment claire pour un visiteur ou un nouveau collaborateur.
Prévoir plusieurs appareils sur les sites étendus
Plusieurs DAE peuvent être nécessaires lorsqu’une entreprise occupe différents étages, plusieurs bâtiments ou des secteurs séparés par des contrôles d’accès.
C’est notamment le cas lorsque :
- les distances sont importantes ;
- les équipes travaillent dans des zones distinctes ;
- certains secteurs restent ouverts après la fermeture de l’accueil ;
- les bâtiments ne communiquent pas directement ;
- un espace sportif ou un parking est éloigné ;
- les trajets sont ralentis par l’activité industrielle.
Il n’existe pas de nombre universel d’appareils valable pour toutes les entreprises. La décision doit reposer sur la couverture réelle du site et le temps nécessaire pour apporter un DAE auprès d’une victime.
Intégrer le défibrillateur dans l’organisation d’urgence
Répartir les rôles avant l’urgence
Un emplacement pertinent ne suffit pas si personne ne sait comment réagir. L’entreprise doit prévoir une organisation simple :
- une personne appelle le 144 ;
- une autre commence immédiatement le massage cardiaque ;
- une personne va chercher le DAE ;
- un collaborateur guide les secours depuis l’entrée ;
- une personne sécurise la zone si nécessaire.
Ces rôles peuvent être adaptés à la taille et à l’activité de l’entreprise. L’essentiel est d’éviter que plusieurs témoins attendent une instruction ou partent tous chercher l’appareil.
Cette organisation peut être formalisée en choisissant d’intégrer le BLS-AED dans le plan d’action MSST de l’entreprise.
Former les collaborateurs à l’utilisation du DAE
Un défibrillateur automatisé externe analyse le rythme cardiaque et guide l’utilisateur par des instructions visuelles ou vocales. Une formation reste néanmoins utile pour reconnaître rapidement l’arrêt cardiaque, commencer les compressions et utiliser l’appareil avec moins d’hésitation.
La formation BLS-AED-SRC certifiée proposée par SafetyFirst prépare les collaborateurs à coordonner l’alerte, la réanimation cardio-pulmonaire et l’utilisation du défibrillateur jusqu’à l’arrivée des secours.
La formation permet aussi de tester l’organisation interne. Les participants identifient plus facilement les difficultés liées à l’emplacement de l’appareil, aux accès ou à la répartition des rôles.
Vérifier régulièrement que l’emplacement reste pertinent
L’emplacement doit être contrôlé lors des exercices d’urgence et après chaque modification importante du site.
Il faut notamment vérifier que :
- le DAE reste visible ;
- l’accès n’est pas encombré ;
- la signalétique est présente ;
- l’armoire peut être ouverte facilement ;
- les équipes connaissent toujours l’emplacement ;
- les horaires et contrôles d’accès n’ont pas changé.
Un contrôle visuel régulier permet également de repérer un panneau déplacé, une armoire masquée ou un nouveau meuble qui gêne l’accès.
Faire valider l’emplacement avant l’installation
Le choix définitif doit tenir compte de la configuration du bâtiment, des zones à risque, des flux de circulation, des horaires et de l’organisation interne des premiers secours.
Une analyse sur site permet d’éviter les emplacements trop éloignés, les accès indirects et les protections inadaptées à l’environnement. Elle permet également de déterminer si un seul appareil couvre correctement les locaux ou si plusieurs zones doivent être équipées.
SafetyFirst accompagne les entreprises de Suisse romande dans la vente, l’installation et la maintenance de défibrillateurs AED/DAE, avec une implantation adaptée au site, une signalétique claire et une préparation cohérente des équipes.
Questions fréquentes sur l’emplacement d’un défibrillateur
Un défibrillateur doit-il être placé à l’accueil ?
L’accueil est souvent un bon emplacement lorsqu’il est visible, ouvert pendant toutes les périodes d’activité et rapidement accessible depuis les différentes zones. Dans un grand bâtiment ou sur un site industriel, il peut toutefois être trop éloigné de certains postes de travail.
Peut-on installer un DAE dans une zone réservée au personnel ?
Oui, à condition que cette zone reste accessible aux personnes susceptibles d’intervenir. Un espace verrouillé, soumis à une autorisation ou connu de quelques collaborateurs seulement est à éviter.
Où placer un défibrillateur sur un site industriel ?
Le DAE doit être installé près d’un axe de passage desservant les zones de travail, sans obliger le sauveteur à traverser un secteur dangereux. Les ateliers éloignés, quais, entrepôts, vestiaires et équipes de nuit doivent être inclus dans l’évaluation.
Le défibrillateur doit-il être accessible 24 heures sur 24 ?
Cela dépend des horaires du site. Lorsqu’une entreprise fonctionne la nuit, le soir ou le week-end, le DAE doit rester accessible pendant ces périodes. Un appareil enfermé dans une réception fermée ne couvre pas les équipes présentes hors des horaires administratifs.
Faut-il installer un défibrillateur à chaque étage ?
Pas systématiquement. Il faut mesurer le temps de récupération depuis chaque étage et tenir compte des escaliers, ascenseurs et portes sécurisées. Plusieurs appareils deviennent pertinents lorsque le trajet depuis certains niveaux est trop long ou incertain.
Pourquoi former les équipes si le DAE donne des instructions ?
La formation réduit les hésitations et aide les témoins à reconnaître un arrêt cardiaque, appeler le 144, commencer le massage cardiaque et utiliser rapidement l’appareil. Elle facilite également la répartition des rôles jusqu’à l’arrivée des secours.




