
Où placer un défibrillateur dans une entreprise ?
30/07/2026Table des matières
Le plan d’évacuation est souvent considéré comme une simple affiche placée près d’une sortie ou dans un couloir. En réalité, préparer l’évacuation d’une entreprise va bien au-delà de la présence d’un plan sur un mur.
Les voies d’évacuation doivent être utilisables, les consignes comprises, les responsabilités définies et l’organisation suffisamment connue pour fonctionner en situation d’urgence.
En Suisse, plusieurs prescriptions encadrent ces différents aspects. Mais une distinction importante doit être faite entre le plan d’évacuation affiché, la planification de l’évacuation et l’organisation mise en place par l’entreprise.
Alors, un plan d’évacuation est-il obligatoire ? Que doit-il contenir ? Comment vérifier qu’il correspond toujours à la réalité du bâtiment ? Et surtout, comment savoir si l’organisation prévue fonctionnerait réellement en cas d’incendie ?
Plan d’évacuation, planification et concept d’évacuation : quelles différences ?
Ces termes sont souvent utilisés comme s’ils désignaient la même chose. Ils correspondent pourtant à des niveaux différents de préparation.
Qu’est-ce qu’un plan d’évacuation ?
Un plan d’évacuation est une représentation graphique destinée à permettre aux occupants de comprendre rapidement comment rejoindre une sortie ou un lieu sûr.
Il peut notamment faire apparaître :
- l’emplacement où se trouve la personne ;
- les voies d’évacuation ;
- les sorties et issues de secours ;
- le sens d’évacuation ;
- certains moyens d’alarme ou de première intervention ;
- le lieu de rassemblement ;
- les principales consignes à appliquer en cas d’urgence.
La norme internationale ISO 23601:2020 établit notamment des principes de conception pour les plans d’évacuation et de secours affichés dans les lieux de travail et les espaces publics. Cette édition a été réexaminée et confirmée en 2026 et reste donc la version actuelle. Consulter la présentation officielle d’ISO 23601:2020
Un plan d’évacuation n’est pas un concept d’évacuation
Le plan répond essentiellement à la question :
« Par où dois-je sortir ? »
L’organisation d’une évacuation doit répondre à beaucoup plus de questions :
- Qui déclenche ou coordonne l’évacuation ?
- Qui vérifie certaines zones ?
- Qui aide les personnes nécessitant une assistance ?
- Comment sont pris en charge les visiteurs ?
- Que se passe-t-il si une voie d’évacuation habituelle est inutilisable ?
- Qui contrôle le lieu de rassemblement ?
- Comment savoir s’il manque quelqu’un ?
- Qui remplace un responsable absent ?
Un plan parfaitement dessiné peut donc être correct graphiquement mais insuffisant sur le plan organisationnel.
C’est l’une des raisons pour lesquelles la préparation à l’évacuation doit être étudiée comme un ensemble : bâtiment, voies d’évacuation, consignes, personnes, responsabilités et entraînement.
Le plan d’évacuation est-il obligatoire en Suisse ?
Il n’existe pas une réponse unique applicable de manière identique à toutes les entreprises et à tous les bâtiments.
Ce que la loi impose concernant les voies d’évacuation
L’article 20 de l’Ordonnance sur la prévention des accidents et des maladies professionnelles (OPA) pose un principe particulièrement clair : en cas de danger, les postes de travail, locaux, bâtiments et l’enceinte de l’entreprise doivent pouvoir être évacués rapidement et sûrement à tout moment.
Les passages servant de voies d’évacuation doivent notamment rester libres et être signalés de manière appropriée. Consulter l’article 20 de l’OPA sur Fedlex
L’obligation fondamentale porte donc sur la possibilité réelle d’évacuer les personnes en sécurité, et pas uniquement sur la présence d’un document affiché.
Toute entreprise doit-elle afficher un plan d’évacuation ?
Pas nécessairement.
Selon l’affectation du bâtiment, les personnes présentes, sa configuration et les exigences applicables au site, la nécessité de disposer de plans graphiques affichés peut varier.
Il serait donc incorrect d’affirmer que toutes les entreprises suisses sont soumises à une obligation générale et identique d’afficher un plan d’évacuation.
En revanche, les prescriptions de protection incendie accordent une place importante à l’organisation, aux voies d’évacuation, aux consignes ainsi qu’à la préparation des personnes.
Pour une vision plus large du cadre réglementaire, consultez également les obligations légales de sécurité incendie applicables aux entreprises en Suisse.
Quelles prescriptions régissent l’évacuation incendie en Suisse ?
Les exigences applicables résultent de plusieurs niveaux de règles et de prescriptions.
Les prescriptions de protection incendie AEAI
Les prescriptions AEAI constituent une référence centrale en matière de protection incendie en Suisse.
Plusieurs directives sont particulièrement liées à l’évacuation :
- DPI 10-15 – Termes et définitions ;
- DPI 12-15 – Prévention des incendies et protection incendie organisationnelle ;
- DPI 16-15 – Voies d’évacuation et de sauvetage ;
- DPI 17-15 – Signalisation des voies d’évacuation, éclairage de sécurité et alimentation de sécurité.
L’AEAI centralise également les questions d’interprétation concernant ces différentes directives. Consulter les prescriptions et FAQ AEAI
Ces textes permettent notamment d’aborder l’évacuation sous plusieurs angles : organisation interne, cheminements, signalisation, éclairage et mesures destinées à permettre aux occupants de rejoindre un lieu sûr.
ISO 23601 et signalisation de sécurité
ISO 23601 concerne spécifiquement les principes de conception des plans d’évacuation affichés.
D’autres normes techniques peuvent également intervenir pour la signalisation et les pictogrammes de sécurité.
Il faut cependant distinguer norme technique et texte de loi.
En Suisse, une norme n’est pas automatiquement obligatoire simplement parce qu’elle existe. Elle peut notamment devenir contraignante lorsqu’un texte légal la rend applicable, lorsqu’elle est intégrée contractuellement ou lorsqu’une autre règle y renvoie. La SNV explique le statut juridique des normes en Suisse
Que doit contenir un bon plan d’évacuation ?
Un plan utile doit avant tout permettre une compréhension rapide de la situation.
Identifier clairement sa position et le chemin vers la sortie
Une personne qui découvre les locaux doit pouvoir comprendre rapidement :
- où elle se trouve ;
- quelles sorties sont accessibles ;
- quel chemin emprunter ;
- où se trouve le lieu de rassemblement.
La lisibilité est donc essentielle.
Un plan trop chargé, utilisant des symboles difficiles à comprendre ou ne correspondant plus à la configuration réelle des locaux perd une grande partie de son intérêt.
Faire correspondre le plan à la réalité du bâtiment
Une erreur fréquente consiste à conserver un plan alors que l’environnement a changé.
Une cloison ajoutée, une porte condamnée, une modification de circulation ou une nouvelle affectation peuvent rendre un plan ancien partiellement obsolète.
Le plan doit donc rester cohérent avec :
- les voies d’évacuation réellement accessibles ;
- les issues utilisables ;
- la signalisation présente sur place ;
- les modifications apportées aux locaux ;
- l’organisation effective de l’entreprise.
Ne pas confondre plan d’évacuation et plan d’intervention
Le plan destiné aux occupants n’a pas nécessairement le même rôle ni le même niveau de détail qu’un document technique utilisé par des spécialistes ou des intervenants externes.
ISO 23601 précise d’ailleurs que les plans d’évacuation affichés ne sont pas destinés à remplacer les dessins techniques professionnels ou les plans spécifiques utilisés par les services de sécurité externes.
Un plan affiché suffit-il pour assurer une bonne évacuation ?
Non.
C’est probablement le point essentiel à retenir.
Un plan peut être conforme dans sa présentation tout en révélant, lors d’une situation réelle, des difficultés auxquelles personne n’avait pensé.
Les voies d’évacuation sont-elles réellement utilisables ?
Une voie prévue sur un plan peut être :
- encombrée ;
- difficile à identifier ;
- utilisée pour du stockage ;
- mal éclairée ;
- compliquée à emprunter pour certaines personnes ;
- dépendante d’une porte ou d’un système d’accès mal compris.
L’OPA prévoit précisément que les passages utilisés comme voies d’évacuation doivent rester libres en permanence.
Les responsabilités sont-elles réellement définies ?
Une procédure écrite ne garantit pas que chacun sache quoi faire.
Il faut notamment déterminer :
- qui coordonne les opérations ;
- qui vérifie les différentes zones ;
- comment sont gérées les personnes nécessitant une assistance ;
- comment sont pris en charge les visiteurs ou prestataires ;
- comment fonctionne le recensement au point de rassemblement ;
- comment l’organisation continue à fonctionner si une personne clé est absente.
Selon l’organisation retenue par l’entreprise, certaines de ces responsabilités peuvent être confiées à des responsables ou auxiliaires d’évacuation, parfois désignés dans la pratique comme guide-file, serre-file ou coordinateur d’évacuation. Lorsque les prescriptions AEAI le prévoient pour le bâtiment ou l’exploitation, l’organisation relève aussi d’un chargé de sécurité en protection incendie.
Comment vérifier si son dispositif d’évacuation est réellement opérationnel ?
La question importante n’est pas seulement :
« Avons-nous un plan ? »
Mais plutôt :
« Si une alarme se déclenchait aujourd’hui, notre organisation fonctionnerait-elle réellement ? »
10 points à vérifier dans son organisation d’évacuation
Une première analyse peut porter sur les éléments suivants :
- Les voies d’évacuation correspondent-elles toujours aux plans disponibles ?
- Les issues de secours sont-elles identifiables et accessibles ?
- Les consignes sont-elles connues du personnel ?
- Les responsabilités en cas d’évacuation sont-elles attribuées ?
- Les personnes chargées de ces responsabilités connaissent-elles précisément leur rôle ?
- Une solution est-elle prévue pour les visiteurs et intervenants externes ?
- Les personnes ayant besoin d’une assistance particulière sont-elles prises en compte ?
- Le lieu de rassemblement est-il connu et adapté ?
- Une méthode permet-elle de vérifier les personnes présentes après l’évacuation ?
- L’organisation a-t-elle déjà été confrontée à une mise en situation réaliste ?
Une réponse négative ou incertaine à plusieurs de ces questions peut révéler un écart entre le dispositif prévu sur le papier et sa capacité réelle à fonctionner.
Une analyse sur site permet alors de confronter les documents existants à la configuration des locaux et à l’organisation réelle. SafetyFirst propose pour cela un audit de sécurité incendie et d’évacuation en entreprise portant notamment sur les procédures, responsabilités, voies d’évacuation, signalisation et conditions réelles d’évacuation.
Qui doit être formé pour organiser une évacuation ?
Posséder une procédure n’a d’intérêt que si les personnes appelées à l’appliquer la comprennent.
Former les personnes ayant un rôle pendant l’évacuation
Les collaborateurs auxquels l’entreprise attribue une fonction particulière doivent notamment comprendre :
- les principes généraux de l’évacuation ;
- leurs responsabilités ;
- les cheminements du bâtiment ;
- les situations susceptibles de perturber l’évacuation ;
- le fonctionnement du lieu de rassemblement ;
- les limites de leur intervention.
Il est également important que l’organisation ne repose pas exclusivement sur une seule personne.
Une absence, un changement d’équipe ou une situation se produisant hors des horaires habituels peut rapidement rendre un dispositif fragile.
Pour préparer les personnes amenées à jouer ces rôles, SafetyFirst propose une formation à l’évacuation en entreprise, notamment destinée à clarifier l’organisation interne et les responsabilités des équipes.
Pourquoi réaliser un exercice d’évacuation ?
Un plan et une formation permettent de préparer l’organisation. Un exercice permet de la confronter à la réalité.
Tester ce que les documents ne permettent pas de vérifier
Une mise en situation peut notamment faire apparaître :
- une alarme mal comprise ;
- un retard dans le déclenchement de l’évacuation ;
- une hésitation sur le chemin à emprunter ;
- une zone oubliée ;
- une difficulté de communication ;
- une mauvaise organisation au lieu de rassemblement ;
- un rôle mal compris ;
- une dépendance excessive à une personne ;
- des comportements imprévus.
Ces constats sont difficiles à obtenir par la seule lecture d’un plan ou d’une procédure.
Les prescriptions AEAI distinguent d’ailleurs les exigences générales relatives aux exercices de sécurité incendie des situations dans lesquelles la planification et les exercices d’évacuation doivent être adaptés à l’affectation du bâtiment et aux personnes présentes.
Pour la préparation pratique, consultez notre guide expliquant comment organiser un exercice d’évacuation incendie en entreprise. Pour faire concevoir et piloter l’exercice par SafetyFirst, une prestation dédiée permet d’observer l’organisation réelle, d’identifier les difficultés rencontrées et de définir des actions correctives.
À quelle fréquence faut-il vérifier ou mettre à jour un plan d’évacuation ?
Il n’existe pas une fréquence universelle pouvant être appliquée mécaniquement à toutes les entreprises.
Le bon réflexe consiste surtout à vérifier le dispositif chaque fois qu’une évolution peut avoir une incidence sur l’évacuation.
Après une modification des locaux
Une vérification est particulièrement pertinente après :
- des travaux ;
- une modification des cloisons ;
- un changement d’accès ;
- la création ou suppression d’une zone ;
- un déplacement du lieu de rassemblement ;
- une modification importante de la circulation intérieure.
Après un changement d’organisation
Une mise à jour peut également être nécessaire lors :
- d’une évolution importante des effectifs ;
- d’un changement d’activité ;
- d’une nouvelle organisation des équipes ;
- du remplacement des personnes ayant un rôle en cas d’urgence ;
- d’une modification des horaires ou conditions d’exploitation.
Après un exercice ou un incident
Un exercice d’évacuation n’a de valeur que si les observations réalisées sont exploitées.
Lorsqu’une difficulté est constatée, il peut être nécessaire d’adapter :
- les consignes ;
- les responsabilités ;
- les cheminements ;
- la formation ;
- la signalisation ;
- certains documents ou plans.
L’organisation de l’évacuation doit donc être considérée comme un dispositif vivant et non comme un document établi une fois pour toutes.
Quelles sont les erreurs fréquentes dans un plan ou une organisation d’évacuation ?
Certaines faiblesses reviennent régulièrement dans les entreprises.
Un plan présent mais devenu obsolète
La présence physique du plan donne une impression de sécurité alors que celui-ci ne correspond parfois plus exactement aux locaux.
Des responsabilités connues uniquement de manière informelle
Lorsque chacun « sait à peu près » ce qu’il doit faire mais qu’aucune organisation claire n’est définie, les hésitations apparaissent rapidement sous pression.
Une évacuation pensée uniquement pour les collaborateurs habituels
Les visiteurs, clients, prestataires, nouveaux employés ou personnes nécessitant une assistance doivent également être pris en compte.
Un point de rassemblement sans véritable procédure
Rejoindre un point de rassemblement ne suffit pas.
Encore faut-il savoir :
- qui contrôle la situation ;
- comment les personnes sont recensées ;
- comment une personne potentiellement manquante est identifiée ;
- quelles informations peuvent être transmises aux secours.
Une organisation jamais testée
Un dispositif théoriquement cohérent peut présenter des défauts uniquement visibles lorsqu’il est mis en pratique.
C’est pourquoi audit, formation et exercice répondent à trois besoins différents mais complémentaires.
Audit, formation et exercice d’évacuation : quelle différence ?
Ces trois démarches ne doivent pas être confondues.
L’audit vérifie
L’audit permet d’étudier l’organisation existante et de rechercher les écarts entre documents, bâtiment et fonctionnement réel.
Il peut constituer la première étape lorsque l’entreprise ne sait pas précisément où elle en est.
La formation prépare
La formation permet aux personnes concernées de comprendre leur rôle et les principes d’une évacuation organisée.
Elle vise à transformer une procédure théorique en comportements compris par les équipes.
L’exercice teste
L’exercice met enfin cette organisation à l’épreuve.
Il permet d’observer ce qui fonctionne réellement, les réactions des occupants et les difficultés qui n’étaient pas nécessairement visibles auparavant.
La logique la plus complète consiste donc à :
analyser → organiser → former → tester → corriger.
Cette démarche s’inscrit dans une politique de prévention plus large, présentée dans notre page formation incendie en entreprise.
Comment savoir si votre entreprise est prête à évacuer ?
La présence d’un plan est utile, mais ce n’est qu’un élément du dispositif.
Une entreprise réellement préparée doit être capable de répondre clairement à plusieurs questions :
- Les personnes peuvent-elles rejoindre rapidement un lieu sûr ?
- Les voies d’évacuation sont-elles accessibles ?
- Les consignes correspondent-elles à la réalité actuelle du site ?
- Les responsabilités sont-elles connues ?
- Les personnes ayant un rôle spécifique sont-elles formées ?
- Les visiteurs et personnes nécessitant une assistance sont-ils pris en compte ?
- Le point de rassemblement permet-il un contrôle efficace ?
- L’organisation a-t-elle déjà été testée ?
Si ces réponses restent incertaines, la priorité n’est pas forcément de refaire immédiatement le plan graphique, mais de vérifier l’ensemble du dispositif d’évacuation.
C’est cette cohérence entre le bâtiment, les documents, l’organisation humaine et la mise en pratique qui permet de passer d’un plan affiché à une évacuation réellement opérationnelle.
Questions fréquentes sur les plans d’évacuation en Suisse
Le plan d’évacuation est-il obligatoire dans toutes les entreprises suisses ?
Non, il ne faut pas présenter l’affichage d’un plan graphique comme une obligation universelle identique pour toutes les entreprises. Les exigences dépendent notamment du bâtiment, de son affectation, de ses occupants et des prescriptions applicables.
En revanche, l’entreprise doit notamment pouvoir être évacuée rapidement et sûrement en cas de danger, conformément à l’article 20 de l’OPA.
Quelle est la différence entre un plan d’évacuation et une voie d’évacuation ?
Le plan d’évacuation est un document graphique permettant notamment de représenter un cheminement.
La voie d’évacuation est le chemin réellement utilisable pour permettre à une personne de rejoindre un lieu sûr.
Un chemin représenté sur un plan ne doit donc pas être considéré comme suffisant s’il est inutilisable dans la réalité.
Quelle norme s’applique aux plans d’évacuation ?
ISO 23601:2020 établit des principes de conception pour les plans d’évacuation et de secours affichés. L’édition 2020 reste actuelle après avoir été confirmée en 2026.
Selon le contexte, d’autres prescriptions et normes relatives notamment aux voies d’évacuation, à la signalisation ou à l’éclairage de sécurité peuvent également intervenir.
Qui est responsable du plan d’évacuation dans une entreprise ?
La responsabilité concrète dépend de l’organisation de l’entreprise, du bâtiment et des exigences applicables. Le propriétaire, l’exploitant, l’employeur et les personnes chargées de la sécurité peuvent avoir des responsabilités différentes selon le contexte.
L’essentiel est que l’organisation soit clairement définie et ne repose pas sur des suppositions.
Faut-il refaire le plan après des travaux ?
Lorsque des travaux modifient les cheminements, sorties, cloisons, accès ou éléments représentés sur le plan, une vérification est nécessaire.
Même lorsqu’une modification paraît mineure, il faut s’assurer que les informations données aux occupants correspondent toujours à la réalité.
Un exercice d’évacuation permet-il de vérifier le plan ?
Oui, mais son intérêt est beaucoup plus large.
L’exercice permet de vérifier non seulement certains cheminements, mais également l’alarme, la compréhension des consignes, les comportements, les responsabilités, le point de rassemblement et le fonctionnement général de l’organisation.
C’est donc l’un des moyens les plus efficaces pour identifier l’écart éventuel entre le dispositif prévu et ce qui se passerait réellement en situation d’urgence.
Cyril Dufour
Formateur sécurité et premiers secours chez SafetyFirst
Operations Manager chez SafetyFirst, Cyril Dufour est instructeur BLS-AED-SRC, titulaire d’un Master Qualité – Sécurité – Hygiène – Environnement (QHSE) et assistant de sécurité STPS SUVA. Voir son parcours.
Dernière mise à jour : octobre 2026
Contenu vérifié à partir des prescriptions et ressources officielles disponibles à cette date.




